Grain de joie : Marcher pour le climat

Évidemment, je ne marche pas physiquement. Mais je marche dans mon cœur et ils sont des dizaines de milliers à Bruxelles à marcher avec moi pour sauver le climat.

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Pas de place dans les trains ? On s’adapte. Voici les « enfants-valises ». (Photo : A. Louis)

A 14h, la police annonçait 20.000 marcheurs. D’après les journalistes sur place, il y en a beaucoup plus. Les marcheurs viennent des quatre coins de la Belgique. Il y a des vieux, des jeunes, des riches, des moins riches. Il y a mon mari, qui s’est improvisé photographe pour me faire participer par le biais de messages, il y a aussi beaucoup d’amis qui y sont.

A 15h30, heure à laquelle j’écris ces lignes, la police révise enfin son chiffre à la hausse : 65.000 marcheurs qui convergent de la gare du Nord vers la destination finale : Le Parc du Cinquantenaire. Je suis fière, si fière de vous, de nous. Preuves vivantes que nous ne sommes pas que des êtres égoïstes et que nous pouvons nous rassembler.

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« Il y a des marcheurs et des grimpeurs  » (Photo : A. Louis)

Pourvu que l’on soit enfin entendu, que les soi-disant « grands » de ce monde réagissent enfin. Pourvu que nous changions.

Car il faut changer. Et cela va nous demander des sacrifices. Fini de s’acheter de l’inutile, fini d’utiliser sa voiture « à tout berzingue », de prendre l’avion pour un oui, pour un non. Je ne dis pas qu’il faut arrêter de prendre des vacances, mais qu’il faut devenir des voyageurs intelligents. Hier, une amie me confiait : « « Je ne pense pas que ne pas partir changera quoi que ce soit malheureusement… ». C’est son opinion mais je ne la partage plus.

Je ne veux pas faire la morale, je plaide aussi coupable. Et cela ne fait que six mois que j’ai décidé de changer radicalement ma façon de vivre et que, mon mari et moi, avons fait le tri dans notre appartement.

Aujourd’hui, je peux témoigner que notre ménage fonctionne à 80 % au « tout bio », que l’on essaie de tendre le plus possible au zéro déchet et zéro émission à effet de gaz, même si, bien sûr, on n’y arrive qu’à environ 50 % pour l’instant (et je crains d’être trop optimiste en écrivant ces lignes).

Nous choisissons le plus possible des produits biologiques ou locaux et durables pour notre alimentation, nos produits d’entretien de la maison, d’hygiène personnelle,

Passer au tout bio.
Passer au tout bio pour les produits ménagers et d’hygiène : Cela m’a pris six mois, mais on progresse…

mes produits de maquillage, les tissus avec lesquels j’ai appris à coudre mes vêtements, la nourriture des chats,… Cela a pris du temps pour trouver mais peu à peu, je réalise que c’est faisable et qu’à long terme, cela ne coûtera pas beaucoup plus cher, mais cela demande de nouvelles habitudes.

Il y a encore des efforts à fournir ; nous sommes loin d’être « au top », évidemment.  Il y a des questions pour lesquelles je n’ai pas encore de réponse : Comment se passer de médicaments lorsqu’on est atteinte d’une pathologie lourde ? Comment se passer totalement de la voiture, sachant que l’on n’a pas les moyens d’en acheter une autre qui fonctionnerait à l’électricité ? Et d’ailleurs, comment vivre sans électricité ?  Et puis, j’ai des questions plus prosaïques. Je n’ai pas encore trouvé, par exemple, par quoi remplacer le papier toilette (là, pour être honnête, j’avoue que les idées proposées ne me satisfont pas), les cotons-tiges (je sais, c’est mal !) et le produit pour nettoyer les taques de cuisson en vitrocéramique, notamment.

Tout conseil, truc ou astuce sont donc bienvenus. Merci 🙂

 

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Le Phénix dit :

    Merci pour ce bel article. Je suis comme toi. J’essaie aussi de faire mon possible pour être toujours plus écologique 😘

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  2. Pourquoi la question des médicaments ? Le zéro déchet ?
    Pour nettoyer les plaques vitrocéramiques j’utilise du savon noir (sur éponge humide) et un chiffon microfibre pour sécher. Bicarbonate de soude avec éponge humide pour les taches plus résistantes.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci… La question des médicaments, c’est parce qu’ils sont encore trop souvent testés sur des animaux et qu’ils sont suremballés.

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  3. Oui je vois. Mais c’est le genre de trucs pour lesquels je laisserai mes principes de côté. Prendre des médicaments n’est pas un caprice ou une preuve d’égoïsme, juste un besoin… (comme le fauteuil par exemple). (Et selon moi, protéger la planète pour les autres/le futur ne nécessite pas de se détruire soi-même 😉 )

    Aimé par 1 personne

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