Grain de joie : Choisir d’en rire.

Dans un mois auront lieu les élections communales en Belgique suivies, dans moins d’un an, par les élections législatives nationales. C’est dire si l’enjeu est sérieux dans notre petite démocratie indirecte mise à mal par la montée des extrémismes en tout genre. Même les personnes qui choisiraient de vivre recluses sont dans l’impossibilité d’ignorer ce fait. Et c’est tant mieux ; puisque chacun devra, le 14 octobre prochain, « exercer son devoir de citoyen » – car pour rappel, le vote est obligatoire en Belgique – autant le faire bien et en connaissance de cause.

Chez moi, les affiches électorales poussent jusqu’à l’intérieur du petit immeuble où je vis, d’adorables voisins m’invitent personnellement à choisir tel candidat (« Mais oui, rappelles-toi, tu l’as rencontré à la fête des voisins, lors du nettoyage du parc, à la fête de quartier, à l’école, …), les prospectus s’entassent et les politiciens poussent soudain la gentillesse jusqu’à m’inviter comme amie sur leurs réseaux sociaux.

Hier, lors de l’événement « S’asseoir ensemble » où j’allais dans l’espoir de méditer au soleil, j’ai été abordée par une gentille dame qui s’est avérée être une des candidates aux élections de ma commune et m’a fait, pendant près d’une heure, sa campagne, allant jusqu’à me tendre, tandis que j’essayais, je le rappelle, de méditer, un flyer avec la trombine de ses colistiers.

De retour chez moi, j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres un énième prospectus que j’ai rapidement parcouru, comme tous les autres, espérant – en vain- connaître plus précisément les programmes concrets des candidats, quand soudain, j’ai éclaté de rire.

Cette candidate (photo ci-dessus) que je connais bien pour avoir travaillé sous ses ordres pendant des années, m’avait dit – un jour où je lui avouais ma détresse de me sentir submergée par les trop nombreuses tâches qu’elle me demandait d’accomplir – que je n’avais qu’à les faire, je cite, « entre trois et cinq heures du matin ». A l’époque, je l’avais compris comme une boutade maladroite. Mais en lisant sa devise de campagne : « Ne jamais faire le jour même ce que l’on peut faire (faire) par un autre le lendemain », je réalise qu’elle était sérieuse…  Aujourd’hui, je choisis d’en rire, non sans me rappeler que lorsque j’ai dû quitter mon poste de travail pour raisons de santé, on a remplacé mon mi-temps… par trois mi-temps 😳.

J’espère qu’avec tout cela, les politiciens n’oublieront pas de prévoir, pour le jour des élections, un isoloir accessible (en hauteur, largeur et tutti quanti) aux personnes à mobilité réduite 😊.

2 commentaires

  1. Nicole dit Choucky dit :

    Bravo. C’est tellement vrai et courageux de le dire à haute voix 😉

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  2. conottejl dit :

    3 et 5 heures du matin? y a que les insomniaques qui peuvent penser à ça… et selon moi, y a que les gens qui ne sont pas très droit dans leurs botes et que ça empêche (encore bien de dormir) qui peuvent se targuer de pouvoir travailler à cette heure-là!

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