Grain de joie : Nettoyer

« Derrière chez nous, y a pas d’étang
(Mais un parc.)
Mes voisins s’en vont nettoyant…
V’là l’bon vent, v’là l’joli vent. »

Samedi dernier, comme chaque mois, mes voisins se sont réunis pour nettoyer le parc de toutes ses « crasses ». Et des « crasses », il y en a ! « Notre »  joli parc  est situé dans une ville universitaire où se côtoient les familles, les étudiants, les SDF, les jeunes, les vieux… Et après que tout ce monde soit passé, on y retrouve des mégots écrasés, des capsules, des canettes, du plastique mais aussi, plus insolites, des clés et… du verre brisé. Attention aux petits pieds de nos bambins !

J’ai des voisins en or. Une de mes voisines a eu l’excellente idée, il y a plusieurs mois, pas seulement de demander l’installation de poubelles aux entrées du parc, mais aussi de créer l’association des amis dudit parc et d’organiser, une fois par mois, une séance de nettoyage où tout le monde est bienvenu.

Samedi dernier donc, comme j’allais bien, je les ai rejoints. Et j’ai été soufflée. Non seulement par le nombre et la variété des déchets mais surtout par l’organisation de mes voisins : L’un d’entre nous avait un râteau qui facilitait le « gros œuvre », nous étions munis de gilets, de pinces de préhension (ce qui me facilitait rudement la tâche) et de gants ainsi que de sacs poubelles, évidemment et chacun a travaillé selon ses possibilités. Tandis que certains faisaient le gros déblayage, je ramassais un par un, à l’aide d’une des pinces, les mégots et les capsules. Un travail de patience… Soudain, le parc me paraissait gigantesque mais devenait aussi « mon » parc.

Pendant ce temps, parmi les promeneurs et badauds, certains s’arrêtaient, nous questionnait ET nous encourageaient ! L’un d’entre eux nous a même promis de venir nous aider la prochaine fois. Un autre nous a raconté sa version de la non-pollution :
– « Moi, je ne jette pas mes mégots par terre. Je les mets dans le caniveau.
– Oups, le caniveau, mais vous n’y pensez pas, mon bon monsieur » Et ma voisine de lui expliquer gentiment les conséquences de ce geste si banal.

Je suis rentrée heureuse de cette petite heure de « travail ». Bien sûr, dans quelques jours, de nouveaux déchets auront pris la place mais, en attendant, comme le raconte si bien Pierre Rabhi, dans la « légende du colibri »,nous avons fait « notre part ».