Grain de joie : Se laisser apprivoiser

Lily-Rose

Cela fait déjà six jours que Lily Rose est entrée dans ma vie. Lily Rose, c’est le prénom qu’a donné son éleveuse à ma nouvelle petite chatte persane. J’aurai aimé l’appeler Lune, pour éviter toute consonances avec Indi, mon persan golden mâle. Oui, mais… elle ne répond qu’à Lily Rose. Grrhhh.

Elle dormira dans le salon, avais-je dit. Oui, mais… La première nuit, elle a tellement hurlé sa solitude que pour ne pas énerver mon mari, qui LUI travaille le lendemain, comme il me l’a fort justement rappelé, j’ai passé la nuit dans le salon avec elle. Cinq jours plus tard, j’y suis encore et je crains que lorsque je retournerai demain dans notre chambre à coucher, je laisse la porte ouverte pour éviter tout drame.

Je m’étais juré de ne pas me faire mal à courir à quatre pattes pour faire jouer la petite avec une balle ou un morceau de papier, d’autant que j’ai une jambe dans une attelle suite à une pseudarthrose. Oui, mais… Au bout de 24 heures, j’avais des courbatures partout, à force de faire le pitre sous la table pour distraire mademoiselle.

Je m’étais promis de ne lui donner que des croquettes sans céréales. C’est bon pour sa santé. Dans la foulée, Indi aussi serait mis au même régime. J’ai donc commandé quinze kilos de croquettes spéciales bio sans céréales, suivant le principe que plus la quantité demandée est importante, moins cela revient cher au kilo. Oui, mais… Depuis qu’elle est arrivée, Lily Rose boude ses croquettes et a déjà terminé l’entièreté du bocal de croquettes avec céréales dédié à mon mâle.

J’ai cru – un moment- que ledit mâle allait la mettre au pas. Après tout, cela fait trois ans qu’il habite avec nous et il est censé être le mâle dominant. Oui, mais… Qui commande, croyez-vous ? En ce moment, la princesse est vautrée, les quatre pattes en l’air, tandis que mon mâle « dominant » lui lèche la tête avec application.

Ce soir, l’œil vitreux (manque de sommeil), la jambe dans la glace (mal de gueux), je souffre surtout d’un fou-rire intérieur en pensant que cela fait trente ans que j’ai des chats, que j’en ai élevé pendant près de sept ans et qu’il suffit d’une petite chatte blanche aux yeux bleus, pour que – oserai-je vous l’avouer ? –  je craque, je sombre uniquement parce que, lorsqu’elle est fatiguée, elle pose son front contre le mien, sa patte sur la mienne, en signe d’affection avant de s’endormir contre moi.

 

Un commentaire

  1. christinefrerard dit :

    Je me marre à l’idée de te voir sous la table charmée par les yeux de cette petite séductrice qui semble si bien s’y prendre!
    Suis absolument ravie de te rejoindre sur ton blog! Merci car quel bon moyen de rester proche….

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