Grain de joie : Se relever…

Que celui qui n’a jamais eu de pensées magiques du type : « passer sous une échelle porte malheur » ou « si je marche sur les pavés sans toucher les rainures de mes pieds, je vais réussir mon examen de droit », me jette la première pierre.

Je reconnais que je n’ai pas écrit sur mon blog depuis un bon bout de temps. Il faut dire que je l’avais débuté par un article sur le vendredi 13  «un jour comme un autre ». Résultat : quelques heures plus tard avaient lieu les attentats de Paris. Malheureuse coïncidence, certes. Je ne me laisse pas démonter et vous parle de l’importance de cultiver la joie. Bien.

Une semaine plus tard, je me fracture le tibia. Banal, c’est moi. J’en ris et plaisante dans un article sur mon blog. Résultat : A ce jour, ma fracture n’est pas consolidée et je souffre de pseudarthrose. Mais je décide de continuer à cultiver la joie. Bien.

Quelques semaines se passent. Ma petite chatte persane tombe malade. J’en profite pour faire un article que j’espère humoristique sur les salles d’attente de vétérinaire. Ce dernier diagnostique une légère constipation chez ma chatte et j’ose la qualifier de « comédienne ». Résultats : quarante-huit heures plus tard, ma chatte décède d’une insuffisance rénale non diagnostiquée.

Alors oui, là, j’ai craqué et mis de côté ce blog sur la joie, mis de côté ma joie tout court, l’espace de quelques semaines.

Et puis la vie reprend ses droits.  Des amis guérissent de saletés de maladie. Des bébés naissent autour de moi. Tout à coup, je me surprends à essayer un fauteuil roulant électrique qui m’offre de nouvelles opportunités d’aventures, alors que cela fait plus d’un an que je suis bloquée chez moi. J’adopte une nouvelle chatte persane qui fait mille pitreries. Comment ne pas sourire ?

Alors, je me dis que je vais recommencer à écrire. En croisant les doigts.

3 commentaires

  1. christineh53 dit :

    Je me réjouis de ta renaissance en écriture… particulièrement ce 22 mars où nous sommes effondrés face à ces nouveaux attentats de Bruxelles. Comment sortir de notre terrible impuissance? Comment surmonter l’angoisse contagieuse face à l’horreur, la haine destructrice, le repli sur soi? A côté de la compassion pour tous ceux qui sont blessés,tu nous montres un chemin Sabine: en ayant traversé toutes ces épreuves dignement, en ne niant pas la douleur, mais en lui opposant ta joie, et peut-être aujourd’hui particulièrement, la joie d’être vivant!

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  2. christineh53 dit :

    J’ai reçu ce texte aujourd’hui, de quelqu’un qui choisit de laisser la peur de côté. Je trouve que ce texte fait écho à ta démarche, Sabine, et qu’il vaut la peine de le diffuser pour résister à la désespérance.

    Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
    Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
    Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
    Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
    Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
    Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
    Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
    Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
    Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
    Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
    J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
    Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.
    L’Abbé Pierre

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