Grain de joie : Rire de soi

Il y a quelques jours, j’avais rendez-vous avec ma rhumatologue pour un bilan osseux.

Comme chaque matin, j’enveloppe ma jambe plâtrée d’un sac en plastique pour prendre ma douche, je fais ma piqûre dans le ventre pour éviter les phlébites, je m’habille, me coiffe… Et me voilà partie en direction de la clinique. La consultation se passe bien. En sortant, j’avise le regard interloqué d’un autre patient. Je ne m’en formalise pas : Certaines personnes ont encore des difficultés à ne pas bayer de surprise en voyant une personne en fauteuil roulant, surtout si ladite personne a la jambe dans le plâtre et est de petite taille.

C’est en franchissant les mille couloirs qui me conduisent vers la sortie que je m’offusque un peu des dizaines de regards effarés affichés par toutes les personnes qui croisent mon regard. Hé, ho, on est dans un hôpital. Vous n’avez jamais vu de personnes porteuse d’un handicap ?

Ce n’est qu’une fois rentrée à la maison, en enlevant ma veste que je comprends la cause de leur effarement : Le centre de mon pull est couvert d’une énorme tache de sang de la taille de ma main, comme si j’avais ramassé le coup de couteau du siècle. Rien de grave, j’ai juste dû toucher une veinule en me faisant ma piqûre dans le ventre le matin. Mais je ris en pensant à ce que les personnes qui m’ont croisée ont dû se raconter…

 

 

2 commentaires

  1. Crikeler mireille dit :

    ouf, on a échappé au drame. Gros bisous ma chérie.

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