Waw ! Vivement le printemps.

Waw ! Vivement le printemps.

Hier soir, à 20h13 précises, j’ai vécu l’immense privilège, pour la quatrième année consécutive, de voir passer devant mes portes fenêtres une trentaine d’oies cendrées, provenant sans doute du lac tout proche. Ce n’était pas un vol d’essai, elles étaient en formation caractéristique de migration et volaient droit en direction du sud-est.

Mon cœur n’a fait qu’un bond et je n’ai eu que le temps de prévenir mon mari pour qu’il puisse admirer les dernières…

Je ne sais pas ce qui les incite si soudainement à s’envoler ensemble ni d’où leur vient cet instinct de migrer. Et je ne suis pas certaine que l’homme ait la sagesse suffisante pour le savoir déjà, mais j’ai trouvé leur vol si beau, si « majestueux » comme on dit communément, que je me suis surprise à rêver qu’en l’apprenant, mes frères humains décideraient peut-être enfin d’effacer les frontières et migrer librement.  Oh, je sais, je suis une grande rêveuse…

Chaque année, je les guette, ces oies sauvages, autant avec envie que regret de voir partir celles qui sont devenues pour moi les annonciatrices que « Winter is coming ».

Oui, moi, humaine
Clouée au sol sans aile
Enfermée dans ce corps défaillant
J’avoue, l’espace d’un instant,
Les avoir enviées.

 

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Coup d’humeur…

Coup d’humeur…

…contre les médias et les politiciens (tant pis, je ne me ferai pas d’amis aujourd’hui).

Ce matin, en écoutant les infos, je me suis énervée toute seule… Je m’explique :

J’avoue que j’ai beaucoup de peine et je compatis entièrement au drame que vivent les parents des victimes du viaduc Morandi, à Gênes, mais je ne peux m’empêcher de m’agacer en constatant que le développement de chaque catastrophe (qu’elle soit ou non naturelle) par les médias et la politique est toujours le même…

Je résume (en jour, mais cela peut se faire en heures, voire en minutes, suivant la gravité estimée de ladite catastrophe et surtout son degré de proximité avec le public) :

Moment 1. : On crie à la catastrophe, on décompte, heures après heures, voire minutes après minutes, les victimes, comme des pions. On pense seulement ensuite à leurs proches qui parfois apprennent la nouvelle par le biais du journal parlé ou télévisé ou de quelqu’un qui « écoutait les infos ».

Moment 2 : On continue le décompte et on envoie – ou on trouve sur place, selon les moyens du média – un attaché « spécial » qui nous fait entendre des « témoignages bouleversants ». Puis il faut commencer à chercher le coupable, qu’il s’agisse de l’entrepreneur, de l’État, de l’Union Européenne voire même du climat (pour lequel on s’étonne « bon Dieu, mais c’est bizarre comme il se modifie ! »). C’est là que les politiciens commencent à entrer sur scène.

Moment 3 : On espère encore quelques survivants mais « les chances s’amenuisent au fil des heures » et, outre la recherche du coupable, on se demande maintenant si cela pourrait arriver chez nous et on fait venir l’ expert qui va « se montrer rassurant ». Ou pas.

Pfft, je sais que c’est la « procédure obligée » attendue de tous mais si on pouvait, un jour, être assez sage pour réduire le sensationnalisme des moments 2 et 3, et aussi, tant qu’à faire, du moment 1, (surtout quand on n’est pas sûr des chiffres qu’on avance), je trouve que le journalisme et la politique s’en trouveraient grandis. Enfin, c’est mon opinion, … mais je la partage.  🙂

Philosophons un peu…

Philosophons un peu…

Dimanche, c’était réunion de famille pour fêter les anniversaires du grand-père et de l’arrière-grand-mère de mes petits-enfants (ça va, vous suivez ?).

Assise à mes côtés à table, ma petite-fille de dix ans se penche vers moi et chuchote :

– Dis, elle a quel âge, grand-mamy ?

– 92 ans.

– Oh, elle est encore bien. J’aimerai être comme elle quand j’aurai son âge.

Plus tard, la discussion familiale tourne autour de l’espérance de vie des compagnons à quatre pattes de certains d’entre nous et de la différence entre les races de chiens. En apprenant que sa chienne, Lola, a une espérance de vie plus courte que d’autres chiens, ma petite fille s’écrie, déçue :

–  Oh, papa ! Pourquoi tu as choisi Lola ?

–  Tu veux que je la ramène au magasin et que j’en prenne une autre ? »  Rit-il alors.

– Nooon, mais tu aurais pu choisir une autre race.

A ce moment, je ne peux résister à l’envie de mettre mon grain de sel :

– Selon toi, ma chérie, qu’est-ce qui est le plus important : Vivre longtemps ou vivre heureux ?

Sa réponse fuse, immédiate :

– Vivre heureux.

– Alors, tu ne penses pas que Lola a une belle vie ?

Et mon adorable petite-fille me répond, soudain songeuse :

– J’espère…

Petite chronique de ma douleur ordinaire

Petite chronique de ma douleur ordinaire

Aujourd’hui, il pleut et j’ai froid, puis chaud. Le temps idéal pour réveiller mes douleurs chroniques. La légende que j’ai donnée à ce blog étant « cultiver la joie pour faire un doigt d’honneur à la douleur », je choisis donc aujourd’hui de vous parler de cette dernière. Ou plus exactement de mon expérience de la douleur, comme me l’avait suggéré, il y a quelques années, un grand spécialiste de la douleur chronique qui, comme plusieurs autres personnes, me poussait à écrire mon récit de vie pour « l’édification personnelle des futurs médecins » (sic).

Il y a cinquante ans, quand je suis née, on ne donnait pas d’antidouleur aux enfants, encore moins aux bébés, parce que la science – la médecine surtout – pensait que le système nerveux chez l’enfant ne se développait que tardivement, bien après l’âge de dix ans.

Donc, de ma naissance à mes quatorze ans (qui ont salué avec soulagement l’arrivée sur le marché du P…,en 1981, un sirop pour enfant à base de paracétamol (1), j’ai subi, d’après le carnet de santé que tenait ma maman, trente et une fractures – sans compter celles que j’avais déjà à la naissance et celles qu’elle a oublié de noter – sans jamais recevoir le moindre antidouleur (2).

Quand je me fracturais et que je pleurais, surtout parce qu’on me manipulait successivement pour m’installer dans la voiture qui me conduisait à la clinique, pour prendre le meilleur cliché radiographique, me faire un plâtre ou pire, me mettre sur la table d’opération afin de procéder à une intervention chirurgicale,  on me disait au mieux : « Sois courageuse », et au pire, ce qui était malheureusement pour moi plus fréquent : « Tais-toi, maintenant, tu fais des caprices ». J’ai donc appris à « mordre sur ma chique », comme on dit en Belgique, c’est-à-dire à endurer en silence.

Aujourd’hui, heureusement pour tout le monde, la médecine a bien évolué au point qu en néo-natalité, on asperge un spray anesthésiant sur le bras du prématuré avant de le perfuser.

Les progrès de ces dernières années en neurosciences ont, en effet, démontré que, contrairement aux idées reçues, les enfants souffrent et qu’ « on ne s’habitue pas à la douleur » car plus les zones de douleur sont activées dans le cerveau, plus il devient difficile pour le système nerveux de les supporter.

Je ne pense pas être devenue plus « douillette » avec l’âge. Mais, depuis dix ans et au bout de plus de deux cents fractures (j’avoue que j’ai arrêté de les compter après ce chiffre), je souffre de douleurs chroniques importantes et l’âge n’arrange rien.

Chez une personne bien-portante, la douleur sert à la fois de signal d’alerte (bip, bip, il y a quelque chose dans ce corps qui ne fonctionne plus, ou mal) et de protection-réflexe (par exemple, s’éloigner de la source de douleur ou, si cela n’est pas possible, s’immobiliser pour atténuer l’intensité de la douleur).

Par contre, chez les personnes qui, comme moi, souffrent de douleurs chroniques dues à des fractures répétées et cumulées à de l’arthrose, de l’hyperlaxité ligamentaire, etc., l’alerte est permanente. Et vivre au quotidien peut devenir un calvaire. Ou pas.

En 2005, j’ai dû arrêter de travailler pour cette raison. Depuis 2007, j’ai la chance (je l’ai cherchée aussi, bien sûr) d’être suivie par une « clinique » (un centre) de la douleur chronique. Et je me sens écoutée, c’est déjà bien, mais aussi soutenue, moralement et médicalement. Moins seule, surtout. Il aura quand même fallu, tant aux spécialistes qu’à moi-même, ce laps de temps (plus de dix ans, donc) pour trouver une molécule qui me soulage suffisamment sans m’assommer ou me rendre trop dépendante et sans me donner d’effets secondaires ingérables. Heureusement pour moi, il existe actuellement sur le marché un panel suffisant d’antidouleurs (type 1 à 3, suivant leur puissance d’action qui correspond aussi souvent à leur degré de dangerosité voire d’accoutumance) qui permet une certaine qualité de vie, même si cela ne rend pas insensible aux pics de douleur, toujours difficiles à gérer.

Pour moi, la période hivernale est plus pénible. Comme je l’expliquais précédemment dans « Bientôt la fin des beaux jours ? », je subis plus de fractures, de déchirures musculaires, de tendinites ou de névralgies, parfois à répétition ou cumulées, sans parler de problèmes organiques, durant cette période de l’année qui chez moi va de septembre à mai. Le manque de soleil, donc de vitamine D, le froid, l’humidité ambiante y contribuent. Et évidemment, ce n’est pas rose. Mais j’essaie alors de vivre un jour à la fois, une heure après l’autre grâce à plusieurs techniques que j’ai appris à mettre en place, au fil du temps,  comme le détournement de l’attention ou la méditation, la relaxation, …
J’espère  encore passer l’hiver qui viendra avec le plus de philosophie possible.

Attention, je ne voudrais pas qu’on se méprenne : je n’ai pas écrit cet article pour qu’on me plaigne (je déteste l’apitoiement) ou pour qu’on me dise que je suis plus ou moins courageuse qu’un autre (je refuse de concourir dans ce domaine) (3) et encore moins pour faire l’apologie de la douleur ou des antidouleurs. Prendre un médicament n’est jamais anodin et entraîne toujours des effets secondaires. Mais j’ai écrit ceci pour témoigner que la médecine a évolué – et continue à le faire – vers une meilleure prise en charge de la douleur. Et sans nécessairement aller jusqu’à dire « y a d’la joie… » , il y a certainement de l’espoir.

 

 

(1) Le paracétamol est à la fois un analgésique et un antipyrétique (anti-fièvre).

 (2) J’imagine que ceux qui me lisent aujourd’hui auront du mal à y croire mais… J’ai des preuves ! 

(3) Ceci dit, je suis contente de moi car c’est la première fois, en cinquante ans, que j’arrive à écrire sur ce sujet et la rédaction de cet article m’a fait transpirer de grosses gouttes. Donc, n’hésitez pas à le commenter ou à me dire que vous l’avez aimé (ou pas), ce serait pour moi la plus belle récompense.

La dame à la casquette et aux lunettes noires

La dame à la casquette et aux lunettes noires

Un jour, c’était il y a plus de deux ans, peut-être trois,  je l’ai trouvée assise dans « mon » entrée d’immeuble. Une dame d’un certain âge, avec une casquette et des lunettes de soleil qui lui mangeaient tout le visage. Je l’ai prise pour une SDF (sans domicile fixe). Et j’ai ronchonné intérieurement : Que faisait-elle assise dans « mon » entrée ?

Le lendemain à la même heure, elle y était à nouveau. Puis le surlendemain. Et tous les jours suivants. Au bout de quatre jours, je me suis interrogée : Qui ? D’où ? Pourquoi venait-elle là, dans « mon » entrée ?

Et je me suis questionnée aussi : Pourquoi ronchonner ? J’ai réalisé que c’était parce que j’avais peur d’elle, de l’inconnue qu’elle était.
Alors, je lui ai dit « bonjour, Madame ». Elle m’a répondu « Bonjour, Madame ». Ensuite, le lendemain, j’ai risqué un « Vous allez bien ? ». Elle :  « Oui, je me repose un instant ». Pour la première fois, je l’ai vraiment regardée. Elle était habillée simplement mais avec goût et ses lèvres étaient maquillée. J’ai soupiré : Ouf, on – ou elle – prenait soin d’elle. Mais elle semblait effectivement fatiguée.

Quelques jours après, je l’ai croisée dans « ma » rue, puis dans « la » rue et j’ai réalisé qu’elle faisait quotidiennement le tour du quartier, s’arrêtant de ci, de là dans d’autres entrées d’immeubles que la « mienne », la démarche lente parfois hésitante, comme si marcher lui demandait un grand effort.

Au fil des mois, nous nous sommes apprivoisées. Nous avons parlé. Un peu. De la pluie et du beau temps, un peu de nous. Si peu.

Et qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse soleil, chaque jour, je la vois faire le tour du quartier. Seule. Toujours seule. « Je DOIS marcher », m’a-t-elle simplement expliqué.

Depuis,  mine de rien, je la guette. Ces derniers mois, sa démarche, son équilibre surtout, sont devenus encore plus hésitants. Il lui arrive de vaciller. Elle a besoin de se tenir aux murs, aux bancs publics, de s’asseoir. De plus en plus souvent. Dernièrement, j’étais avec une voisine lorsque je l’ai croisée et ma voisine a dit : « C’est quand-même malheureux. Elle aurait besoin d’un déambulateur ».

C’est vrai qu’on a de plus en plus l’impression qu’un coup de vent, même estival suffirait pour…

Je préfère ne pas y penser. Parce que, même si je ne connais toujours pas son prénom, que je ne sais toujours pas à quoi elle ressemble sans ses grandes lunettes de soleil, cette dame fait partie de ma vie et j’éprouve de la tendresse pour elle. Sa ténacité et son courage forcent mon respect et m’inspirent au quotidien.

Les neiges de Perséides

Les neiges de Perséides

Parmi mes nombreuses passions, il y a l’astronomie, le monde féérique et les félins. Aucun rapport entre elles, a priori. Sauf que… Il y a dix ans, quand j’ai commencé mon petit élevage de chats persans chinchilla, silver et golden, j’ai donné à ma chatterie ce nom pompeux : « Les Neiges de Perséides » et même essayé de donner, à chaque chaton né sous mon toit, un nom d’étoile. Pour pousser le bouchon jusqu’au bout, j’avais été jusqu’à créer une légende enfantine sur mon site internet. Elle était naïve mais je l’aimais bien alors vous n’y échapperez pas :

« Il était une fois
Il était mille fois
Peut être n’était-il pas
(Ainsi commencent les contes hongrois) …

Une jolie chatte persane orange
Qui, se trouvant pourtant affreuse
Le nez dans les étoiles,  rêveuse
Voulait changer son apparence.

Un soir d’été, la fée des neiges
Souffrant d’une grande insomnie
A l’orée du bois découvrît
La chatte demandant privilège  :

S’te plaît, donne-moi des yeux émeraudes
Et un pelage immaculé
Ainsi, étoile je deviendrai
Et Persée me chantera une ode».

Bienveillante, la fée l’exauça
Mais loin d’être reconnaissante,
Aux étoiles la chatte méprisante
D’être la plus belle se vanta.

Outrée, Dame la fée convoqua
Le roi des Perséides  neigeuses
Qui , sur le poil de l’orgueilleuse
une poussière d’étoiles déposa.
Honteuse de sa morgue passagère
Et de sa fourrure pourtant belle
La persane pleura comme fontaine
Et de noir ses yeux se cernèrent

Pris de pitié, le roi Persée,
Aux hommes cette demande envoya :
« Nommez cette persane chinchilla
Comme une reine veuillez la choyer ».

Depuis, l’été, le ciel se vide
De moultes étoiles qui filent droit
Sur terre bénir les bébés chats
Nés chez « les Neiges de Perséides ».

Depuis, j’ai arrêté ma chatterie, pour raisons de santé mais aussi d’éthique personnelle.

Enfin bref, vous l’aurez compris : Les Perséides sont les nombreuses étoiles filantes, observées en hémisphère nord entre le 10 et le 15 août de chaque année. Il semble qu’elles soient apparues il y a fort longtemps, car des rapports en font état en 36 en Chine et en 511 en Europe.

« Ces étoiles filantes forment des trainées bien visibles dans le ciel d’été, résultat de l’entrée dans l’atmosphère de débris aussi gros qu’un grain de sable laissés par le passage de la comète périodique 109P/Swift-Tuttle (du nom de ses découvreurs MM. Swift et Tuttle). Ces grains de poussières pénètrent à 210 000 km/h soit 59 km/s dans l’atmosphère et se désintègrent, créant ainsi la vision de trainées lumineuses » de toute beauté. Je les regarde chaque année et je ne m’en lasse pas. Pour info, « le radiant de l’essaim météoritique est situé dans la constellation de Persée, tout près de la constellation de Cassiopée (qui forme un W caractéristique) » (source : Wikipédia). « Les Larmes de saint Laurent » est le nom donné traditionnellement (et poétiquement) à ce phénomène, la fête de saint Laurent de Rome étant célébrée le 10 août. »

Cette nuit, on nous promet un ciel plutôt dégagé. Alors ne boudez pas votre plaisir et pensez à moi en regardant le ciel en direction du nord-est. Bon spectacle !

Ex-libris

Ex-libris

J’ai créé une rubrique « lire et grandir » il y a quelques jours car je suis fan de littérature, une vraie « bibliophage »… Et, même si je ne compte pas y recenser tous les livres que je lis, je vous parlerai parfois de mes coups de cœur.

J’’ai appris à lire à 4 ans grâce à ma maman qui ne pouvait pas être présente pour moi à tous moments. Clouée dans un lit d’hôpital durant une grande partie de mon enfance, je crois que je me suis sauvée de la douleur, rendue libre et j’ai « grandi » (mais pas littéralement, s’entend !) en lisant. Des milliers et des milliers de romans dont, au fil du temps, j’ai parfois perdu la mémoire. Mon rêve d’enfant ? Devenir libraire. Une fois ado, je me rêvais critique littéraire. Ayant finalement eu une toute autre vie, je n’ai jamais cessé de lire et il m’arrive parfois d’écrire mes impressions de lecture. Aujourd’hui, je continue à rêver… qu’un éditeur, mon libraire ou Babelio m’offrent des romans à lire et àcommenter (ben oui, on peut rêver…)

Babelio est un réseau social (une « communauté ») de lecteurs sur internet. J’y suis inscrite depuis quatre ans et, quand je peux,  j’essaie de reconstituer la liste des livres que j’ai lus en regardant les profils et les livres des autres utilisateurs. J’en profite évidemment pour ajouter mes propres commentaires (ou « critiques ») qui valent ce qu’ils valent… Si cela vous intéresse, sur Babelio, dans la rubrique « découvrir », vous pouvez cliquer sur l’onglet « lecteurs » et taper mon pseudonyme (Malvira) dans « retrouver ou inviter des lecteurs ». Vous verrez mes lectures. Ou pas.

Mon propos d’aujourd’hui est ailleurs. Comme vous l’avez deviné, j’ai beaucoup de rêves…  Jacques Brel, dans un discours célèbre, disait qu’il nous souhaitait d’en réaliser quelques-uns dans notre vie. Je l’ai fait aujourd’hui : Je me suis créé moi-même un ex-libris.

Selon Wikipédia, un « ex-libris (du latin ex libris meis, « faisant partie de mes livres »), est une inscription à l’intérieur d’un livre, par laquelle le propriétaire marque nommément sa possession. L’ex-libris peut prendre la forme d’un tampon ou d’un cachet », par exemple. Oui, cela fait prétentieux, ce désir de « marquer ses livres ». Mais au fil des ans, j’ai fait un tri dans mes bouquins et gardé mes préférés… et je souhaitais me créer cet ex-librix car j’aimerai, quand je ne serai plus là, que chacun de mes amis puisse en choisir un en souvenir de moi… Enfin, bref, j’ai passé l’après-midi à créer mon ex-libris sur un logiciel de retouche photo connu et puis je l’ai emmené, sur une clé USB, chez un commerçant « du secteur de la cordonnerie et des services rapides », comme ils se définissent,  pour le faire graver sur un tampon-encreur que j’aurai la semaine prochaine. Je m’en réjouis.

Et la meilleure : Suite à une remarque dudit commerçant, j’ai regardé les prix que demandent un « héraldiste » ((autrement dit une personne spécialisée dans la science du blason) ou un graphiste pour ce travail. Et heu, oups, mieux vaut ne rien dire ! A chacun son métier… 🙂